dimanche 31 août 2008

Sarkosix et le chaudron percé






Sarkosix et le chaudron percé





Il était une fois un jeune chef nerveux et irritable dans un grand pays riche de nom. Ce chef nommé Sarkosix n’arrêtait pas de tourner de long en large, d’aller de gauche à droite et de droite à gauche, son pas sec et nerveux résonnait dans tout le palais ; même sa douce et belle dame Carlassima n’arrivait pas à le calmer.
Que diable, la rentrée de septembre de tout le royaume s’annonçait difficile. Le pain devenait cher et les petites gens grognaient. Sarkosix avait bien en tête que pour garder ladite tête sur ses deux épaules, il lui fallait secouer ses neurones et trouver l’idée de ralliement. Carlassima lui suggéra de s’en référer à son Premier ministre Fiollonix. Ce dernier convoqua tous les ministres du palais et finalement une idée de génie jaillit de tous ces cerveaux réunis : le RMA était né. C’était une mesure populaire, c’était top pour rallier tous les opposants du royaume… sauf que problème… comment financer cette superbe mesure ?
Fiollonix eut beau saupoudrer une fiole spéciale dans le chaudron des finances, ce dernier restait désespérément vide. Il fallait trouver une rentrée d’argent pour compenser cette sortie . Mathématiquement toute sortie d’argent doit trouver un financement sous peine de créer des dettes . De ce côté là, malheureusement, le royaume n’était déjà pas au beau fixe…
Alors, l’idée d’une taxe spéciale jaillit de tous ces cerveaux en ébullition. Il n’y avait qu’à lancer une taxe sur les revenus du capital !
C’était génial comme idée et tout à fait dans la ligne directrice de ce jeune chef qui voulait pousser le peuple à travailler. Finalement, soulever une taxe sur des revenus fonciers restait moral et conforme à la ligne de conduite du chef ; sauf que depuis des générations, le peuple était poussé à se créer son propre complément de revenus afin d’assurer ses vieux jours … donc boulet de contestation de la part des petits rentiers…. Sarkosix trépignait de plus en plus. Fiollonix constatait tous les jours que son grand chaudron était percé.
Malgré le sourire de Carlassima, la rentrée s’annonçait chaude !

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